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Autres modèles: nichoir semi-ouvert / nichoir à grimpereau / nichoir à chouette hulotte / nichoir à muscardin
Construire un nichoir n'est difficile, et un jeune enfant (surveillé par son papa...) peut le réussir tout seul. Convaincre des oiseaux de s'installer dedans est plus délicat, et implique d'avoir respecté certaines règles quant à sa construction et son installation.
Le nichoir est à réaliser en bois, de préférence massif et brut (sapin, chêne, peuplier...), à défaut en contreplaqué résistant à l'humidité. L'aggloméré ne convient pas. L'épaisseur doit être idéalement d'au moins 2 cm, pour procurer une bonne isolation. Au besoin, l'intérieur peut être tapissé de feuilles de liège.
L'assemblage par vis inox est plus résistant qu'avec des clous, et permet un démontage complet pour l'entretien. Faire un assemblage préalable pour vérifier l'exactitude des cotes. Pour percer le trou d'envol, on peut utiliser des lames de scies rondes à monter sur une perceuse.(choix du diamètre: voir trucs). Ébarber les bords pour éviter que les oiseaux ne se blessent sur les échardes.
Le plan proposé est celui d'un nichoir "à balcon", c'est à dire dont l'entrée est proéminente par rapport au coffre. Les oiseaux ne préfèrent pas forcément ce type, mais il offre une meilleure protection contre les intempéries et les prédateurs.
Il est bien entendu possible de modifier les cotes pour des oiseaux plus grands (chouettes...). Prévoir un fond dont la diagonale soit à peu près égale à la longueur de l'oiseau.
Les cotes sont données en centimètres, pour des planches de 2cm d'épaisseur. (modifié d'après "La Hulotte" n°10 - www.lahulotte.fr)

-Fixer le toit au panneau arrière par une charnière "piano" en inox ou laiton, ou à la rigueur par une bande de cuir épais clouée aux deux parties. Vous pourrez ainsi nettoyer facilement l'intérieur.
-On peut imperméabiliser le toit en vissant dessus une tôle galvanisée (0,6 mm d'épaisseur), débordant sur tous les côtés d'au moins 1 cm. Les vis sont jointoyées par du mastic.
-Sous un climat particulièrement humide, on peut faciliter l'aération et le séchage, en perçant quelques trous dans le fond, et en fixant celui-ci légèrement au-dessus du bas des côtés (voir principe sur plan de nichoir à hulotte)
-Il n'est pas indispensable de peindre ou de traiter le bois. Pour le protéger des insectes, on peut toutefois l'imprégner de 2 couches d'un mélange huile de lin + essence de térébenthine, à 24h d'intervalle. Si le nichoir est peint, choisir une teinte discrète (vert sombre, brun...) de peinture à bois.
-Il est évidemment tentant d'ouvrir le nichoir pour surveiller l'évolution de la nichée. Attention toutefois à ne pas se montrer envahissant (une ou deux visites maximum, après l'éclosion), sous peine de provoquer l'abandon du nid et de trop stresser les occupants. Ne tenter l'expérience qu'avec des espèces familières et non menacées. Songez que la plupart des petits oiseaux n'ont guère l'occasion de se reproduire qu'une ou deux fois dans leur vie...
-Le trou d'envol: Sa taille va sélectionner les espèces potentiellement nicheuses. Un grand trou ne rebute pas les oiseaux (la sittelle le maçonnera de toute façon), mais risque de permettre l'entrée de prédateurs ou de pirates qui flanqueront les premiers occupants par-dessus bord pour récupérer l'installation. (Le moineau domestique et l'étourneau sansonnet sont particulièrement coutumiers du fait.) Choisir un diamètre de 28 mm pour la mésange bleue, 32 à 34 pour la charbonnière, la sittelle, le rouge-queue à front-blanc (Ce dernier ayant de longues pattes, on conseille parfois un trou ovale de 32 x 34 mm. Bon courage. Nous avons constaté nous-mêmes qu'un trou rond de 34 lui convient parfaitement. A défaut, ne pas fixer du tout de façade -la plaque rouge-, ou construire un nichoir semi-ouvert)
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A gauche, nichoir occupé par une
sittelle, qui en a maçonné le balcon avec de l'argile, renforcée de végétaux.
Remarquer le remplissage en écailles d'écorces de pin.
A droite, détail de la maçonnerie. |
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D'autre part des maraudeurs affamés et malintentionnés peuvent agrandir l'orifice pour essayer d'entrer: Le lérot ronge souvent le bois, et le pic épeiche l'attaque comme... un morceau de bois (il est capable de percer un côté.) La meilleure parade consiste à forer un grand trou (36 mm par exemple). Ensuite, on pose dessus un morceau de contreplaqué sur lequel est vissée une plaque de tôle avec un orifice plus petit. Cette façade est fixée par deux vis papillons. Voir dessin ci-dessous.

On peut, si on dispose de plusieurs morceaux de métal, utiliser des diamètres différents et ainsi préparer plusieurs façades interchangeables.
...L'installer par exemple! Vous devrez tenir compte de la protection contre les intempéries et les prédateurs (chats, rats, lérots surtout, fouine éventuellement) Orientez l'ouverture de préférence au Sud, évitez l'Ouest (pluies) et le Nord.
Le nichoir doit être solidement fixé et se balancer le moins possible. Ne le posez surtout pas sur une branche, car tous les amateurs d'ufs s'y installeront comme dans un fauteuil. Il doit être au-dessus du vide, accroché à une branche ou contre le tronc. N'enserrez pas directement ce dernier par un fil métallique qui étranglerait l'arbre, mais insérez entre le lien et l'écorce quelque chose dans laquelle le fil pourra s'enfoncer sans risque pour la plante (morceau de caoutchouc, feuille de liège, morceau de bois mort...)
Un nichoir doit être entretenu: il faut le vider et le nettoyer chaque automne (ou mieux, après chaque couvée, sitôt les jeunes envolés, pour permettre une éventuelle deuxième nichée). Sinon, les parasites qui ont pu s'y développer y resteront tout l'hiver et empêcheront les oiseaux de revenir l'année suivante. Si vous le gardez à l'intérieur pendant la mauvaise saison, il faudra le remettre assez tôt (courant février) pour les premières nichées.
... Et n'oubliez de nous envoyer vos observations !!!